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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 20:08
La sécurité sociale : une idée d'avenir !
Published by Collectif de défense de l'hôpital Manchester
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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 19:48

Le collectif de défense de l'hôpital de Charleville-Mézières a pris acte des annonces de la ville de Charleville-Mézières dans l'Ardennais-L'Union du 28 janvier.
Il est bien conscient des difficultés de stationnement dans ce quartier de Charleville-Mézières, dont les problèmes de fond ne pourront être résolus qu'avec l'achèvement de l'opération de rénovation urbaine engagée de longue date.
Il se félicite de l'ajout de deux places de dépose-minute mais rappelle que cinq minutes ne sont pas suffisantes quand il est nécessaire d'aller demander dans le hall un fauteuil roulant pour une personne à mobilité réduite.
Car aucune solution de bonne qualité ne peut être trouvée sans la participation de personnel d'accueil de l'hôpital : l'ancienne entrée avait le mérite d'un contact humain accessible en voiture, d'un concierge qui savait trouver la solution humaine aux difficultés. La fermeture par une barrière de l'espace disponible devant le nouveau hall d'accueil pour la réserver à du personnel hospitalier, alors que des solutions existent pour ce personnel à l'intérieur de l'enceinte, a considérablement aggravé les difficultés.
Monsieur le Maire est aussi le président du conseil de surveillance de l'hôpital ! Le collectif de défense de l'hôpital rappelle sa demande d'entrevue avec le directeur de l'hôpital pour envisager les solutions nécessaires pour les usagers de l'hôpital, demande d'entrevue formulée à plusieurs reprises et restée sans réponse à ce jour.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 19:27

A la suite d'une hospitalisation une usagère de l'hôpital nous a fait parvenir la copie du courrier qu'elle a adressé à la direction de l'hôpital. N'hésitez pas, vous aussi à nous adresser vos témoignages. Voici quelques passages de ce courrier, qui confirment malheureusement les dires du collectif de défense de l'hôpital sur la dégradation des soins malgré le dévouement du personnel, pour faire des économies à tout prix :

« Votre établissement, Monsieur le Directeur, est en réelle perte de vitesse et en cours d’asphyxie, notamment grâce à vos restrictions budgétaires.

J’en veux pour preuve tout d’abord le manque flagrant de personnel dans votre hôpital où les patients (qui portent bien cette appellation) doivent en partie se prendre en charge eux-mêmes et prendre leur mal en patience...De sérieuses carences existent au niveau du « protocole de soins ».

(...)

Je tiens à vous préciser que je n’ai absolument rien à reprocher au personnel soignant de ce service : chirurgiens comme infirmières, aides soignantes et personnel de service font ce qu’ils peuvent avec ce dont ils disposent pour mener à bien leur mission de service public qui est un véritable sacerdoce et une perpétuelle course contre la montre pour essayer de satisfaire au mieux le patient.

Que dire du matériel médical ?

- Matériel défectueux (acheté sans doute à bas coût ?) :

- Poches de lame qui éclatent, bouchons qui s’ouvrent seuls…

- Sondes urinaires avec lesquelles il est très difficile de prélever de l’urine au niveau des champs stériles…

- Manque de pansements,

- Manque de sparadrap,

J’ai eu la nette impression de faire mon entrée à la cour des miracles…

Poche de lame percée, signalée à 15H00 : rafistolée à 17H00 faute de temps, pour être finalement changée à 20H00…Mon lit a donc dû être refait à deux reprises : où est le gain de temps journalier pour le personnel dans tout cela ?

Les infirmières doivent gérer tout en même temps :

Les soins, les entrées normales, les urgences et les sorties des malades. Chacune d’entre elles voit son activité saucissonnée, elles sont dispersées partout à la fois et que dire de la saisie informatique des données médicales ? Elles ont d’autres chats à fouetter, où sont les priorités de leurs missions ?

Que dire de « la prise en charge de la douleur » ?

Le patient doit signaler l’état de sa douleur dès que cette dernière se manifeste à la fin de l écoulement de la perfusion et prendre son mal en patience en attendant l’arrivée d’une âme charitable… Où est l’objectif

(…) le bouche à oreille des « sans-dents » fonctionne dans les deux sens : une bonne ou mauvaise prise en charge du patient… donne toute sa CREDIBILITE ou pas à un établissement hospitalier…

Mais peut-être, Monsieur le Directeur, êtes- vous mandaté par le gouvernement pour privatiser cet hôpital public et organiser la casse totale de ce dernier, au détriment des personnes modestes de ce Département ? (...)

Moins vous étofferez vos services en personnel (c’est également valable pour le SAMU, J’en ai fait l’ expérience en juin 2015) et plus les patients seront insatisfaits et se dirigeront forcément hors des Ardennes (A MEDITER…) voir article de l Ardennais du 29/12/2015.

Toutes ces lacunes au sein de votre établissement ont et vont sans doute générer des « pépins » étouffés dans l’oeuf, secret médical oblige… Alors cessez, par pitié, de prendre le patient pour un imbécile en affichant des procédures obsolètes du style : charte des patients, des personnes âgées, « semaine de la sécurité » que je nommerais plutôt «semaine de l’ insécurité » « l’identitovigilance du patient »

Concentrez vos efforts FINANCIERS là où il y en a besoin… Sachez que l’affichage de vos chartes de qualité ne trompe plus personne et ne suffit plus à rassurer le patient face à la réalité du quotidien de son séjour : il n’a plus CONFIANCE.

J’ose espérer que ce modeste courrier contribuera, un tant soit peu, à améliorer les choses et permettra d’éclairer votre obscurantisme en matière de gestion budgétaire restrictive et de politique hospitalière aberrante, d’un si bel établissement sans personnel dedans.

Que vive le Service Public ou du moins ce qu’il en reste… !!!

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 23:51

La nouvelle est tombée ce 13 janvier par l'intermédiaire de la presse locale (en guise de bonne année et de bonne santé ?) : le service des urgences chirurgicales de Sedan stopperait ses activités de 18h30 à 8h le matin.
C'est donc l'hôpital de Charleville-Mézières qui devrait assurer les opérations urgentes la nuit.
Cela n'est pas sans poser problème :
- pour le bassin de population sedanaise de 80 000 personnes qui se voient ainsi mises en danger quotidiennement durant 13h30,
- pour les services d'urgence de Charleville qui sont déjà surchargées et manquent de lits : le risque est grand d'augmenter encore les difficultés d'un service en surchauffe quasi permanente...

Cette nouvelle tombe dans un contexte préoccupant : 22 000 postes hospitaliers doivent être supprimés au plan national à partir de cette année, conséquence directe du plan santé de Marisol Touraine.

Le collectif de défense de l'hôpital de Charleville-Mézières en appelle à la mobilisation des usagers, des élus, des personnels des territoires concernés afin de faire reculer ce projet de l'Agence régionale de santé dangereux et inacceptable.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 11:13

Voici le courrier que le collectif de défense de l'hôpital a adressé cette semaine au directeur de l'hôpital à propos de l'embouteillage des urgences :

Monsieur le Directeur,
De manière récurrente des usagers nous alertent sur les difficultés qu'ils rencontrent lors de leur accueil au service des urgences de l'hôpital de Manchester.
Ils insistent sur le fait que ces problèmes sont liés au manque de lits disponibles tant dans le service que dans les services vers lesquels ils devraient être orientés. À aucun moment ils ne mettent en cause le travail des personnels qui font ce qu'ils peuvent avec les moyens dont ils disposen
t.

Nous sommes inquiets de constater que de tels dysfonctionnements se produisent alors que nous ne sommes pas en période d'épidémie, ni d'afflux de population extérieure. Pour autant, nous ne sommes pas surpris par cette situation qui résulte du plan de retour à l'équilibre qui a entraîné la suppression de plus de cent lits ; et comme si cela ne suffisait pas à créer des conditions d'accueil difficiles, des lits de chirurgie ont été transformés en lits pour les hospitalisations de semaine, pour la chirurgie ambulatoire et pour l'hôpital de jour.

Nous savons que des protocoles dits « Hôpital en tension » ont été définis au niveau national et s'appliquent dans tous les hôpitaux dès lors que la situation répond à des critères précis et clairement définis. Des mesures sont-elles prévues à l'hôpital de Manchester au cas où il faudrait appliquer ce protocole ?
Si nous comprenons que, dans des cas extrêmes, un tel protocole ait toute sa place, il ne saurait en aucun cas devenir la norme et pallier au quotidien les défaillances d'un système issu des différentes réformes et lois basées sur une rentabilité à tous crins appliquée à un service public
.

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 16:48
Stationnement devant l'hôpital : suite !

A la suite de la demande de rendez vous par le Maire, président du conseil de surveillance de l'hôpital, une délégation du conseil d'administration du collectif a été reçue par Monsieur Chauderlot, adjoint au maire, en charge, entre autre du stationnement, le 19 novembre.

La délégation l'a remercié pour la création de deux places d'arrêt minute près de l'entrée mais lui a fait remarquer :
- que la durée de cinq minutes accordée aux automobilistes pour accompagner un patient était très insuffisante et qu'il faudrait aller jusqu'à trente minutes ;
- qu'il faudrait consacrer au minimum quatre places pour répondre à une demande légitime ;
- qu'il faudrait prévoir des bornes (ou des disques de stationnement) pour que la durée de stationnement ne soit pas dépassée et que les places ne soient pas occupées indûment.
Elle lui a aussi demandé que le maire intervienne auprès du directeur de l'hôpital car la meilleure manière de résoudre le problème se situe sur les terrains propriété de l'hôpital : nous avons évoqué la possibilité de rendre l'usage du petit parking (fermé par une barrière et réservé au personnel des urgences) à un stationnement pour les usagers comme c'était le cas par le passé. Il semblerait que des places à l'intérieur de l'hôpital soient disponibles pour les personnel. L'intervention de personnel hospitalier dédié à l'accueil serait d'une grande aide pour les personnes à mobilité réduite et pour éviter un stationnement abusif..
Enfin, la délégation a demandé des nouvelles puisque dans sa réponse à notre courrier, Monsieur le Maire indiquait que les élus en charge des questions relatives au handicap travailleraient en concertation avec le personnel hospitalier chargé de cette question. Monsieur Chauderlot nous a dit que la rencontre n'a pas encore eu lieu mais qu'elle était toujours programmée.

Le collectif continue à demander une audience auprès du directeur de l'hôpital.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 13:45

683 pétitions signées sur le papier, 55 sur internet à ce jour (pour mémoire, on peut la signer en cliquant ici).

La presse locale (L'Ardennais/L'Union et La Semaine des Ardennes) s'est fait l'écho de cette campagne.

Le relai est pris par des conseillers municipaux :

Mélanie Pigeaud a posé une question lors du dernier conseil municipal :

Monsieur le Maire,
Le collectif de défense de l'hôpital Manchester a entamé une action depuis quelques jours afin d'alerter la direction de l'hôpital et les membres du Conseil de surveillance, que vous présidez, du manque de places de stationnement aux abords de l’hôpital. Il est quasiment impossible pour des personnes handicapées ou à mobilité réduite qui doivent se faire hospitaliser ou qui viennent en consultation de se faire déposer à proximité de l’entrée principale de l’hôpital.
Leur pétition, qui regroupe des centaines de signatures, demande d'améliorer urgemment les conditions d'accès de l’hôpital.
Il est proposé dans cette pétition la création d'un "dépose minute" proche de l'entrée. Cette décision dépend en partie de la direction de l’hôpital mais notre collectivité ne peut rester insensible à des dysfonctionnements qui se produisent sur son territoire et qui perturbent de façon durable le bon accès à un établissement public important.
Sur toutes ces questions, le collectif attend des réponses de la collectivité.
Par ailleurs, vous avez indiqué en conseil de surveillance de l’hôpital qu’une étude, faite par les services de la mairie, devait avoir lieu sur les problèmes de stationnement du quartier, notamment pour le personnel hospitalier.
Pouvez-vous nous dire, Monsieur le Maire, si cette étude sur les problèmes de stationnement du quartier est bien en cours et si des solutions sont d'ores et déjà envisagées ?

Sylvain Dalla Rosa a écrit au maire :

Monsieur le Maire,

Au conseil municipal du 25 juin, vous avez été interpellé sur le stationnement aux abords de l’hôpital Manchester tant pour les personnes à mobilité réduite qui viennent en consultation, que pour les visiteurs ou les salariés. Une nouvelle fois, votre seul argument consiste à dire, c’est l’équipe précédente qui est responsable de cette situation. Au-delà de ne rien apporter au débat, l’argument est fallacieux.
Concernant l’amélioration du stationnement et des aménagements nécessaires sur voirie, j’ai rencontré le Directeur de l’hôpital à plusieurs reprises, la dernière fois en 2012. A cette occasion, j’ai réaffirmé la nécessité de disposer d’arrêts minute à proximité de l’entrée principale de l’hôpital. Compte tenu de la forte demande en stationnement dans ce secteur, des arrêtés municipaux ont été pris en mars 2009. Ceux-ci établissaient le stationnement bilatéral dans les rues J. Raulin, A. Ribot et J. Rogissart afin de gagner des places. Par ailleurs le parking rue M. Sylvain a été aménagé. Concernant le stationnement pour le personnel, la solution envisageable, mais dépendant de l’établissement hospitalier, serait une extension des places dans l’enceinte de l’hôpital avec entrée avenue Pasteur. En votre qualité de Président du conseil de surveillance, vous pouvez certainement mettre ce point à l’ordre du jour.
La situation actuelle est pénalisante pour tout le monde. Ce dossier ne devrait pas faire l’objet de polémiques stériles mais d’une large concertation entre la ville, l’établissement hospitalier, les usagers, les syndicats et le collectif de défense de l’hôpital. Je souhaite pour ma part être associé à cette réflexion si elle devait se mettre en place.
        Dans cette attente,
        Veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.

Le collectif de défense de l'hôpital a fait une demande d'entrevue avec le directeur de l'hôpital et avec le maire de Charleville Mézières, président du conseil de surveillance de l'hôpital pour leur transmettre les pétitions.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 13:10

Dans les suites de l'Assemblée Générale du collectif qui avait débattu du projet de loi sur la santé, une délégation du collectif a demandé une entrevue aux députés Bérengère Poletti et Christophe Léonard.

La rencontre avec Christophe Léonard a eu lieu le 26 juin : en cliquant ici, vous pourrez lire l'introduction à l'entrevue faite par la présidente du collectif, Claudette Moraine et en cliquant ici, le compte rendu de la discussion qui a suivi.

Pour information complémentaire, ce projet de loi faisant l'objet d'une procédure en urgence au parlement, il ne sera plus possible pour les députés d'amender ce projet de loi !

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 22:19

Le collectif lance une pétition !

La mission d’un hôpital public est d’accueillir sans aucune distinction tous les usagers.
L’accueil commence bien évidemment par l’accès à l’établissement.
Pour le centre hospitalier de Charleville-Mézières, et vous en conviendrez sans nul doute,
c’est quasiment mission impossible, comme témoigné dans les articles précédents.
Aujourd’hui, aucune réponse concrète n’est apportée à la population.
Le directeur de l’hôpital et le président du conseil de surveillance sont bien conscients de cette problématique récurrente mais aucune réponse concrète n’est envisagée alors que la situation est URGENTE.
Tout le monde réfléchit depuis des lustres mais RIEN NE BOUGE.
Les patients ont le mérite d’être patients, mais cela a ses limites !
Le collectif de défense de l’hôpital exprime son RAS LE BOL, sa colère et son impatience.


 :Nos propositions


Création d’un dépose-minute devant l’entrée N°1 (comme devant la gare de Charleville-Mézières) pour les usagers qui arrivent par leurs propres moyens, en VSL ou en ambulance.
Réponse rapide suite à l’étude que le maire et président du conseil de surveillance a demandé à ses services techniques concernant les problèmes de stationnement dans ce quartier.
Nous avons lancé une pétition qui sera remise au directeur du centre hospitalier et au président du conseil de surveillance qui n’est autre que le maire de Charleville-Mézières, Monsieur Boris RAVIGNON.
250 signatures ont déjà été recueillies en une heure et demie devant le hall d'entrée de l'hôpital, où des membres du collectif seront à nouveau présents jeudi 18 juin à partir de 13h30.
Cette pétition, vous pouvez aussi la signer sur internet en cliquant ici.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 18:55

Compte-rendu de l'Assemblée générale ordinaire et du débat public

du mardi 21 avril 2015

Michèle LEFLON, secrétaire adjointe présente le déroulé de cette soirée :

- en première partie, l'Assemblée Générale avec le rapport moral et le rapport financier qui seront validés après discussion par les membres présents à jour de cotisation. Le nouveau Conseil d'Administration sera désigné : deux membres sont sortants, il nous faudra donc les remplacer.

- en seconde partie, Evelyne Vander Heym, du collectif « notre santé en danger » nous présentera les conséquences du vote de le loi santé récemment votée au Parlement.

Compte-rendu de l'Assemblée générale ordinaire

Claudette Moraine, présidente de l'Association depuis la dernière Assemblée Générale, présente le rapport moral de l'Association.

Christine Caruzzi, secrétaire, présente le rapport d'activité : ils sont en annexe.

Didier Janin, trésorier, présente le bilan financier : il est positif ( 454,76 € sur le compte et 40 € en liquide)

Les 3 rapports sont approuvés à l'unanimité des adhérents présents.

Renouvellement du CA : Didier Janin et Danièle Villière, administrateurs sortants, laissent leur place à Anne du Souich et Annie Touyères, candidats. Approbation à l'unanimité des adhérents présents.

Débat :

Un adhérent nous fait part des difficultés rencontrées par les usagers en chirurgie ambulatoire qu'il qualifie de « lourde, onéreuse, infâme ».

Se faire opérer de la cataracte quand on a du mal à se déplacer relève de la gageure ! Consultations payantes avant (avancer les sous, merci !), consultation dès le lendemain...

Encore faut il accéder ! : pas de dépose minute (l'espace devant le nouveau hall d'entrée s'est vu munir de barrières pour le réserver au personnel). Surtout il ne faut pas être seul accompagnateur, car il faut pouvoir aller chercher une chaise roulante, la reporter, faire avec les centaines de mètres séparant la sortie de l'hôpital de l'endroit où l'on a enfin trouver une place, et évidemment, quand c'est pour accompagner quelqu'un qui sort d'une intervention chirurgicale, ne pas la laisser seule, et la "promenade" en fauteuil sous la pluie particulièrement confortable quand on sort d'une opération, n'en doutons pas !

Il signale qu'il a envoyé un courrier au Président du Conseil de Surveillance, Boris Ravignon, auquel il a eu réponse au bout de 3 mois : celui-ci demande aux services techniques de la ville d'étudier la question dans le cadre global du stationnement dans le quartier !

Une responsable du collectif donne les explications :

L'hôpital touche autant de la sécurité sociale que ce soit en ambulatoire ou en hospitalisation complète (quand ce n'est pas plus pour certains actes, histoire de pousser au développement de l'ambulatoire à tout prix) mais le patient paie des consultations en plus quand c'est en ambulatoire, voire des médicaments !

On comprend mieux ainsi comment la pression est mise sur les malades pour se faire opérer en ambulatoire, même quand, pour des raisons de confort bien compréhensibles, ils ne le souhaitent pas ! Economies pour l'hôpital, et mépris pour l'usager ! Et quand c'est dans le groupement de coopération sanitaire privé (comme pour une cataracte), pas de tiers payant pour les soins avant ou après !

Nous décidons d'intervenir sur ce sujet en rendant public ce témoignage par l'intermédiaire du blog (http://sauvegardehopital.over-blog.com/) et en interpellant les instances concernées.

Intervention d'Evelyne Vander Heym

« Loi de santé : progrès ou régression ? »

Evelyne présente tout d'abord le Collectif « Notre Santé en danger » : il a été créé pour rassembler au-delà des associations de défense existants et regroupe actuellement une cinquantaine d'organisations syndicales, associatives et politiques ou mutuelles

La loi de santé, appelée plus récemment « loi de modernisation du système de santé » est une loi de privatisation, de déréglementation, anti démocratique : c'est le renforcement et l'accélération de la mise en œuvre de la loi HPST..

Il n’y a eu aucun débat.

Elle entre en cohérence avec le pacte de responsabilité et les plans d’économies.

Cette loi, tout comme la loi Macron est chiffrée en moindre dépense, sans aucun moyen supplémentaire. Beaucoup de « mesurettes » : que des interdictions, aucun moyen ! : loi anti tabagisme, mesures contre l'obésité en en interdisant l'anorexie des mannequins, droit à l'oubli pour les malades du cancer, suppression du délai de réflexion pour les IVG (alors que les centres d'IVG ferment ) et 1/3 payant, l’arbre qui cache la forêt...

Des mesures certes importantes mais qui ne résolvent en rien les questions de fond. Aucun moyen supplémentaire, que des injonctions !

A noter que l'ensemble du groupe socialiste a voté cette loi.

Elle passera au Sénat fin juillet

  • Le traitement du 1/3 payant favorise les sur complémentaires et ne règle en rien le problème du reste à charge. Il n’y a plus de distinguo entre la sécu, les mutuelles et les assurances : les complémentaires privées (400 actuellement) « tirent les ficelles « , On escamote la sécu. Le MEDEF réclamait d'ailleurs depuis 2011 l'association des complémentaires aux remboursements.

Or, actuellement, 30% des usagers sont dans le renoncement aux soins (franchises, dépassements d’honoraires…).

  • On favorise « service territorial de santé » privé et non public pour inciter à se rassembler tous les acteurs des soins « primaires » (médecins, infirmiers, pharmaciens...) Et pour apporter une réponse aux manques de médecins, on favorise ceux-ci à se regrouper en maisons de santé privées : on donne donc la main au système libéral !

  • Dans la loi, 2 articles sur les hôpitaux.

La situation des hôpitaux va s’aggraver.

- pour accompagner la chirurgie ambulatoire largement encouragée, on autorise la mise en place des hôtels particuliers

- mise en place du Service territorial de santé.

- régionalisation avec les Groupes Hospitaliers de Territoires : obligation au 01/01/2016.

- les doublons sont à l’ordre du jour.

- 1 établissement sera « support « et les autres deviendront des « annexes ».

- les structures privées seront à égalité avec l’hôpital public : on autorise les groupements public-privé.

- les Agences Régionales de Santé seront renforcées.

- Assouplissement des Groupement Coopération Sanitaire (par ordonnance) : les autorisations d'activité seront détenues par les GCS et ils auront donc tout pouvoir pour définir les activités de soins.

  • Dans le domaine du médico-social

Les textes l'abordent à deux occasions :

- mort de le psychiatrie de secteur pour les hôpitaux psychiatriques.

- Dans les GHT, les structures médico-sociales pourront adhérer au groupement : l'idée est de regrouper les différentes structures du médico-social (villes, associations...) qui sont financeurs, mais dont les subventions sont en baisse...

Débat

Baptiste Touchon annonce qu'UNIMAIR (Union des maires des Ardennes) va adhérer au Collectif.

Un débat s'engage sur les perspectives politiques permettant un meilleur accès aux soins.

Alain Janvre souligne l'actualité de la sécurité sociale : c'est d'ailleurs pour cela que l'UD CGT a proposé que la manifestation du 1er mai puisse se terminer au square de la gare, face à la CPAM:

Arnaud Dufosset (Ardèche) fait remarquer que toutes les belles autoroutes qu'il a pris pour venir dans les Ardennes ont été privatisées et enrichissent les actionnaires alors que cela pourrait servir aux services publics, à la santé.

Sylvain Dalla Rosa : souligne la non publication des comptes du GCS alors qu'il s'agit d'argent public. L'ARS fait le lit des privatisations en matière d'accueil de personnes âgées : 38 lits sont attribués à ORPEA (tarif mensuel allant de 2500 à 3000 € !). Une soixantaine de lits passent du public au privé !

Annexe

rapport moral

Bonjour à tous,

Nous voilà donc réunis pour une nouvelle assemblée générale du collectif de défense de l'hôpital de Charleville-Mézières.

Depuis notre dernière assemblée générale du 7 février 2014, la restructuration entamée poursuit son cours : le Groupement de Coopération Sanitaire Nord Ardennes est maintenant bien implanté sur fond de restrictions budgétaires dictées par Bruxelles et le gouvernement :

  • la loi Bachelot n'est toujours pas abrogée : nous sommes toujours dans la même logique d'économies et de réductions de personnels, de fusions de services qui éloignent de plus en plus les usagers des lieux de soins. Ce gouvernement poursuit dans la même lignée que le précédent, n'apportant d'améliorations que lorsqu’elles ne coûtent rien ou peu ce qui ajoute à la dégradation de notre système de santé

  • une gestion locale opaque gommant toute démocratie et communication précise.

→ Nous ne disposons pas d'un bilan financier précis de l'hôpital public dans notre département : pour l’instant, aucune communication en 2015 (où en est le « déficit » que nous appelons manque de recettes ? Comblé ? Comment ?…). Aucun bilan précis non plus du fonctionnement du GCS ni de l’impact sur l’hôpital public…

→ Les restructurations successives ont été faites sans information de la part de la direction dans le but évident d'éviter les conflits. La Direction en place soutenue par l'ARS a court-circuité toutes les instances de concertation, distillant l''information après coup en jouant la carte du fait accompli.

Aujourd'hui, nous avons appris le changement de direction. Nous espérons un changement de pratiques :

davantage de communication et d'information avec toutes les parties !

Car les conséquences sont alarmantes :

- une grande souffrance des personnels qui ont subi les licenciements (plusieurs centaines depuis 2010), les bouleversements d'organisation et vivent très mal la difficulté à ne pouvoir exercer leurs métiers selon les missions qui leur ont été apprises lors de leurs formations. Qu'ils soient médecins, infirmiers ou aide-soignants… Malaises parfois relatés par voie de presse...

- la confusion chez les usagers qui ont du mal à s'y retrouver dans ce mélange public privé à l'unité de Charleville-Mézières : un même lieu, mais des services et des personnels sous statuts différents.

- Et puis de plus en plus de déplacements pour soigner telle ou telle affection puisque les différents services se reconcentrent au sein du GCS entre Fumay, Charleville et Sedan… Et que les déserts médicaux au Nord et au Sud perdurent !

Ces reconcentrations risquent bien de se poursuivre puisque les consignes du Ministère sont d'éviter les « doublons » d'offre de soins : va-ton dans ce cadre conserver deux maternités : à Sedan et à Charleville ? Rien n'est moins sûr alors même qu'on vient de réinvestir dans un pôle mère enfant à Sedan et de restructure la maternité de Charleville (dont le nombre d'accouchements auraient baissé cette année...)

Notre collectif doit se renforcer afin de créer un rapport de force favorable et contraindre à un dialogue réel - - avec les usagers qui financent ce fonctionnement par leurs impôts,

- les personnels qui offrent leur force de travail et leurs services au quotidien

- et, les élus qui accompagnent dans le but d'une cohérence territoriale nécessaire due à leur électeurs.

Nous mettons à la discussion la nécessité de regrouper au sein du même collectif toutes les énergies dispensées dans les différentes unités du GCS : Fumay-Sedan-Charleville : l'union fait la force !

Le plan d’économies de 3 milliards d’euros qui va être mis en œuvre d’ici à 2017 par les ARS prévoit la suppression de 22 000 postes dans les hôpitaux de notre pays. Une nouvelle dégradation de l'offre de soins se profile à l'horizon.

Et la loi de santé qui vient d'être votée ne nous rassure pas sur l'avenir de notre système de santé.

L'exposé et le débat qui vont suivre nous éclaireront sur ce qui nous attend

Notre santé nous appartient : il faut agir ici et maintenant !

Rapport d'activité

Notre collectif a donc travaillé sur ces deux axes :

  • un travail d'information en direction de nos adhérents et du public sur les politiques de santé :

- distribution d'un tract d'information à l'hôpital de Charleville, de Sedan, au marché de la Ronde Couture, au marché de Charleville

- réunion publique le 14 mai à l'Hôtel de ville sur fond d'élections européennes, avec la participation de Yves Hellendorf, syndicaliste et membre du réseau européen contre la privatisation de la santé et de la protection sociale (une centaine de participants )

  • des courriers et des demandes d'audience concernant le fonctionnement au niveau local :

- un courrier à l'ARS en avril 2014 pour faire le point sur le plan régional de santé, les restructurations éventuelles des maternités, et la réalisation d'une communauté hospitalière de territoire mutualisant Fumay, Charleville-Mézières, Sedan et Nouzonville.

→ Pas de réponse

- une lettre ouverte au Préfet en date du 17 juin concernant la fermeture du centre de séjour pour personnes âgées Jacques Félix qui a gentiment transmis à l'Agence Régionale de Santé et nous a assurés le 1er juillet qu'il « ne manquerait pas de nous tenir informés de la suite réservée à notre demande ».

→ On attend toujours...

- une demande d'audience au directeur de l'hôpital...

→ restée sans suite

- une demande d'audience au maire de Charleville également Président du Conseil de surveillance qui, lui, nous a reçus ainsi que la co-présidente nouvellement nommée, Françoise Hannotin le 20 novembre. Un échange positif qui ne nous a néanmoins pas apporté de réponses précises à nos questionnements, eux-mêmes ne disposant pas d'informations spécifiques.

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