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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 13:45

683 pétitions signées sur le papier, 55 sur internet à ce jour (pour mémoire, on peut la signer en cliquant ici).

La presse locale (L'Ardennais/L'Union et La Semaine des Ardennes) s'est fait l'écho de cette campagne.

Le relai est pris par des conseillers municipaux :

Mélanie Pigeaud a posé une question lors du dernier conseil municipal :

Monsieur le Maire,
Le collectif de défense de l'hôpital Manchester a entamé une action depuis quelques jours afin d'alerter la direction de l'hôpital et les membres du Conseil de surveillance, que vous présidez, du manque de places de stationnement aux abords de l’hôpital. Il est quasiment impossible pour des personnes handicapées ou à mobilité réduite qui doivent se faire hospitaliser ou qui viennent en consultation de se faire déposer à proximité de l’entrée principale de l’hôpital.
Leur pétition, qui regroupe des centaines de signatures, demande d'améliorer urgemment les conditions d'accès de l’hôpital.
Il est proposé dans cette pétition la création d'un "dépose minute" proche de l'entrée. Cette décision dépend en partie de la direction de l’hôpital mais notre collectivité ne peut rester insensible à des dysfonctionnements qui se produisent sur son territoire et qui perturbent de façon durable le bon accès à un établissement public important.
Sur toutes ces questions, le collectif attend des réponses de la collectivité.
Par ailleurs, vous avez indiqué en conseil de surveillance de l’hôpital qu’une étude, faite par les services de la mairie, devait avoir lieu sur les problèmes de stationnement du quartier, notamment pour le personnel hospitalier.
Pouvez-vous nous dire, Monsieur le Maire, si cette étude sur les problèmes de stationnement du quartier est bien en cours et si des solutions sont d'ores et déjà envisagées ?

Sylvain Dalla Rosa a écrit au maire :

Monsieur le Maire,

Au conseil municipal du 25 juin, vous avez été interpellé sur le stationnement aux abords de l’hôpital Manchester tant pour les personnes à mobilité réduite qui viennent en consultation, que pour les visiteurs ou les salariés. Une nouvelle fois, votre seul argument consiste à dire, c’est l’équipe précédente qui est responsable de cette situation. Au-delà de ne rien apporter au débat, l’argument est fallacieux.
Concernant l’amélioration du stationnement et des aménagements nécessaires sur voirie, j’ai rencontré le Directeur de l’hôpital à plusieurs reprises, la dernière fois en 2012. A cette occasion, j’ai réaffirmé la nécessité de disposer d’arrêts minute à proximité de l’entrée principale de l’hôpital. Compte tenu de la forte demande en stationnement dans ce secteur, des arrêtés municipaux ont été pris en mars 2009. Ceux-ci établissaient le stationnement bilatéral dans les rues J. Raulin, A. Ribot et J. Rogissart afin de gagner des places. Par ailleurs le parking rue M. Sylvain a été aménagé. Concernant le stationnement pour le personnel, la solution envisageable, mais dépendant de l’établissement hospitalier, serait une extension des places dans l’enceinte de l’hôpital avec entrée avenue Pasteur. En votre qualité de Président du conseil de surveillance, vous pouvez certainement mettre ce point à l’ordre du jour.
La situation actuelle est pénalisante pour tout le monde. Ce dossier ne devrait pas faire l’objet de polémiques stériles mais d’une large concertation entre la ville, l’établissement hospitalier, les usagers, les syndicats et le collectif de défense de l’hôpital. Je souhaite pour ma part être associé à cette réflexion si elle devait se mettre en place.
        Dans cette attente,
        Veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes salutations distinguées.

Le collectif de défense de l'hôpital a fait une demande d'entrevue avec le directeur de l'hôpital et avec le maire de Charleville Mézières, président du conseil de surveillance de l'hôpital pour leur transmettre les pétitions.

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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 13:10

Dans les suites de l'Assemblée Générale du collectif qui avait débattu du projet de loi sur la santé, une délégation du collectif a demandé une entrevue aux députés Bérengère Poletti et Christophe Léonard.

La rencontre avec Christophe Léonard a eu lieu le 26 juin : en cliquant ici, vous pourrez lire l'introduction à l'entrevue faite par la présidente du collectif, Claudette Moraine et en cliquant ici, le compte rendu de la discussion qui a suivi.

Pour information complémentaire, ce projet de loi faisant l'objet d'une procédure en urgence au parlement, il ne sera plus possible pour les députés d'amender ce projet de loi !

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 22:19

Le collectif lance une pétition !

La mission d’un hôpital public est d’accueillir sans aucune distinction tous les usagers.
L’accueil commence bien évidemment par l’accès à l’établissement.
Pour le centre hospitalier de Charleville-Mézières, et vous en conviendrez sans nul doute,
c’est quasiment mission impossible, comme témoigné dans les articles précédents.
Aujourd’hui, aucune réponse concrète n’est apportée à la population.
Le directeur de l’hôpital et le président du conseil de surveillance sont bien conscients de cette problématique récurrente mais aucune réponse concrète n’est envisagée alors que la situation est URGENTE.
Tout le monde réfléchit depuis des lustres mais RIEN NE BOUGE.
Les patients ont le mérite d’être patients, mais cela a ses limites !
Le collectif de défense de l’hôpital exprime son RAS LE BOL, sa colère et son impatience.


 :Nos propositions


Création d’un dépose-minute devant l’entrée N°1 (comme devant la gare de Charleville-Mézières) pour les usagers qui arrivent par leurs propres moyens, en VSL ou en ambulance.
Réponse rapide suite à l’étude que le maire et président du conseil de surveillance a demandé à ses services techniques concernant les problèmes de stationnement dans ce quartier.
Nous avons lancé une pétition qui sera remise au directeur du centre hospitalier et au président du conseil de surveillance qui n’est autre que le maire de Charleville-Mézières, Monsieur Boris RAVIGNON.
250 signatures ont déjà été recueillies en une heure et demie devant le hall d'entrée de l'hôpital, où des membres du collectif seront à nouveau présents jeudi 18 juin à partir de 13h30.
Cette pétition, vous pouvez aussi la signer sur internet en cliquant ici.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 18:55

Compte-rendu de l'Assemblée générale ordinaire et du débat public

du mardi 21 avril 2015

Michèle LEFLON, secrétaire adjointe présente le déroulé de cette soirée :

- en première partie, l'Assemblée Générale avec le rapport moral et le rapport financier qui seront validés après discussion par les membres présents à jour de cotisation. Le nouveau Conseil d'Administration sera désigné : deux membres sont sortants, il nous faudra donc les remplacer.

- en seconde partie, Evelyne Vander Heym, du collectif « notre santé en danger » nous présentera les conséquences du vote de le loi santé récemment votée au Parlement.

Compte-rendu de l'Assemblée générale ordinaire

Claudette Moraine, présidente de l'Association depuis la dernière Assemblée Générale, présente le rapport moral de l'Association.

Christine Caruzzi, secrétaire, présente le rapport d'activité : ils sont en annexe.

Didier Janin, trésorier, présente le bilan financier : il est positif ( 454,76 € sur le compte et 40 € en liquide)

Les 3 rapports sont approuvés à l'unanimité des adhérents présents.

Renouvellement du CA : Didier Janin et Danièle Villière, administrateurs sortants, laissent leur place à Anne du Souich et Annie Touyères, candidats. Approbation à l'unanimité des adhérents présents.

Débat :

Un adhérent nous fait part des difficultés rencontrées par les usagers en chirurgie ambulatoire qu'il qualifie de « lourde, onéreuse, infâme ».

Se faire opérer de la cataracte quand on a du mal à se déplacer relève de la gageure ! Consultations payantes avant (avancer les sous, merci !), consultation dès le lendemain...

Encore faut il accéder ! : pas de dépose minute (l'espace devant le nouveau hall d'entrée s'est vu munir de barrières pour le réserver au personnel). Surtout il ne faut pas être seul accompagnateur, car il faut pouvoir aller chercher une chaise roulante, la reporter, faire avec les centaines de mètres séparant la sortie de l'hôpital de l'endroit où l'on a enfin trouver une place, et évidemment, quand c'est pour accompagner quelqu'un qui sort d'une intervention chirurgicale, ne pas la laisser seule, et la "promenade" en fauteuil sous la pluie particulièrement confortable quand on sort d'une opération, n'en doutons pas !

Il signale qu'il a envoyé un courrier au Président du Conseil de Surveillance, Boris Ravignon, auquel il a eu réponse au bout de 3 mois : celui-ci demande aux services techniques de la ville d'étudier la question dans le cadre global du stationnement dans le quartier !

Une responsable du collectif donne les explications :

L'hôpital touche autant de la sécurité sociale que ce soit en ambulatoire ou en hospitalisation complète (quand ce n'est pas plus pour certains actes, histoire de pousser au développement de l'ambulatoire à tout prix) mais le patient paie des consultations en plus quand c'est en ambulatoire, voire des médicaments !

On comprend mieux ainsi comment la pression est mise sur les malades pour se faire opérer en ambulatoire, même quand, pour des raisons de confort bien compréhensibles, ils ne le souhaitent pas ! Economies pour l'hôpital, et mépris pour l'usager ! Et quand c'est dans le groupement de coopération sanitaire privé (comme pour une cataracte), pas de tiers payant pour les soins avant ou après !

Nous décidons d'intervenir sur ce sujet en rendant public ce témoignage par l'intermédiaire du blog (http://sauvegardehopital.over-blog.com/) et en interpellant les instances concernées.

Intervention d'Evelyne Vander Heym

« Loi de santé : progrès ou régression ? »

Evelyne présente tout d'abord le Collectif « Notre Santé en danger » : il a été créé pour rassembler au-delà des associations de défense existants et regroupe actuellement une cinquantaine d'organisations syndicales, associatives et politiques ou mutuelles

La loi de santé, appelée plus récemment « loi de modernisation du système de santé » est une loi de privatisation, de déréglementation, anti démocratique : c'est le renforcement et l'accélération de la mise en œuvre de la loi HPST..

Il n’y a eu aucun débat.

Elle entre en cohérence avec le pacte de responsabilité et les plans d’économies.

Cette loi, tout comme la loi Macron est chiffrée en moindre dépense, sans aucun moyen supplémentaire. Beaucoup de « mesurettes » : que des interdictions, aucun moyen ! : loi anti tabagisme, mesures contre l'obésité en en interdisant l'anorexie des mannequins, droit à l'oubli pour les malades du cancer, suppression du délai de réflexion pour les IVG (alors que les centres d'IVG ferment ) et 1/3 payant, l’arbre qui cache la forêt...

Des mesures certes importantes mais qui ne résolvent en rien les questions de fond. Aucun moyen supplémentaire, que des injonctions !

A noter que l'ensemble du groupe socialiste a voté cette loi.

Elle passera au Sénat fin juillet

  • Le traitement du 1/3 payant favorise les sur complémentaires et ne règle en rien le problème du reste à charge. Il n’y a plus de distinguo entre la sécu, les mutuelles et les assurances : les complémentaires privées (400 actuellement) « tirent les ficelles « , On escamote la sécu. Le MEDEF réclamait d'ailleurs depuis 2011 l'association des complémentaires aux remboursements.

Or, actuellement, 30% des usagers sont dans le renoncement aux soins (franchises, dépassements d’honoraires…).

  • On favorise « service territorial de santé » privé et non public pour inciter à se rassembler tous les acteurs des soins « primaires » (médecins, infirmiers, pharmaciens...) Et pour apporter une réponse aux manques de médecins, on favorise ceux-ci à se regrouper en maisons de santé privées : on donne donc la main au système libéral !

  • Dans la loi, 2 articles sur les hôpitaux.

La situation des hôpitaux va s’aggraver.

- pour accompagner la chirurgie ambulatoire largement encouragée, on autorise la mise en place des hôtels particuliers

- mise en place du Service territorial de santé.

- régionalisation avec les Groupes Hospitaliers de Territoires : obligation au 01/01/2016.

- les doublons sont à l’ordre du jour.

- 1 établissement sera « support « et les autres deviendront des « annexes ».

- les structures privées seront à égalité avec l’hôpital public : on autorise les groupements public-privé.

- les Agences Régionales de Santé seront renforcées.

- Assouplissement des Groupement Coopération Sanitaire (par ordonnance) : les autorisations d'activité seront détenues par les GCS et ils auront donc tout pouvoir pour définir les activités de soins.

  • Dans le domaine du médico-social

Les textes l'abordent à deux occasions :

- mort de le psychiatrie de secteur pour les hôpitaux psychiatriques.

- Dans les GHT, les structures médico-sociales pourront adhérer au groupement : l'idée est de regrouper les différentes structures du médico-social (villes, associations...) qui sont financeurs, mais dont les subventions sont en baisse...

Débat

Baptiste Touchon annonce qu'UNIMAIR (Union des maires des Ardennes) va adhérer au Collectif.

Un débat s'engage sur les perspectives politiques permettant un meilleur accès aux soins.

Alain Janvre souligne l'actualité de la sécurité sociale : c'est d'ailleurs pour cela que l'UD CGT a proposé que la manifestation du 1er mai puisse se terminer au square de la gare, face à la CPAM:

Arnaud Dufosset (Ardèche) fait remarquer que toutes les belles autoroutes qu'il a pris pour venir dans les Ardennes ont été privatisées et enrichissent les actionnaires alors que cela pourrait servir aux services publics, à la santé.

Sylvain Dalla Rosa : souligne la non publication des comptes du GCS alors qu'il s'agit d'argent public. L'ARS fait le lit des privatisations en matière d'accueil de personnes âgées : 38 lits sont attribués à ORPEA (tarif mensuel allant de 2500 à 3000 € !). Une soixantaine de lits passent du public au privé !

Annexe

rapport moral

Bonjour à tous,

Nous voilà donc réunis pour une nouvelle assemblée générale du collectif de défense de l'hôpital de Charleville-Mézières.

Depuis notre dernière assemblée générale du 7 février 2014, la restructuration entamée poursuit son cours : le Groupement de Coopération Sanitaire Nord Ardennes est maintenant bien implanté sur fond de restrictions budgétaires dictées par Bruxelles et le gouvernement :

  • la loi Bachelot n'est toujours pas abrogée : nous sommes toujours dans la même logique d'économies et de réductions de personnels, de fusions de services qui éloignent de plus en plus les usagers des lieux de soins. Ce gouvernement poursuit dans la même lignée que le précédent, n'apportant d'améliorations que lorsqu’elles ne coûtent rien ou peu ce qui ajoute à la dégradation de notre système de santé

  • une gestion locale opaque gommant toute démocratie et communication précise.

→ Nous ne disposons pas d'un bilan financier précis de l'hôpital public dans notre département : pour l’instant, aucune communication en 2015 (où en est le « déficit » que nous appelons manque de recettes ? Comblé ? Comment ?…). Aucun bilan précis non plus du fonctionnement du GCS ni de l’impact sur l’hôpital public…

→ Les restructurations successives ont été faites sans information de la part de la direction dans le but évident d'éviter les conflits. La Direction en place soutenue par l'ARS a court-circuité toutes les instances de concertation, distillant l''information après coup en jouant la carte du fait accompli.

Aujourd'hui, nous avons appris le changement de direction. Nous espérons un changement de pratiques :

davantage de communication et d'information avec toutes les parties !

Car les conséquences sont alarmantes :

- une grande souffrance des personnels qui ont subi les licenciements (plusieurs centaines depuis 2010), les bouleversements d'organisation et vivent très mal la difficulté à ne pouvoir exercer leurs métiers selon les missions qui leur ont été apprises lors de leurs formations. Qu'ils soient médecins, infirmiers ou aide-soignants… Malaises parfois relatés par voie de presse...

- la confusion chez les usagers qui ont du mal à s'y retrouver dans ce mélange public privé à l'unité de Charleville-Mézières : un même lieu, mais des services et des personnels sous statuts différents.

- Et puis de plus en plus de déplacements pour soigner telle ou telle affection puisque les différents services se reconcentrent au sein du GCS entre Fumay, Charleville et Sedan… Et que les déserts médicaux au Nord et au Sud perdurent !

Ces reconcentrations risquent bien de se poursuivre puisque les consignes du Ministère sont d'éviter les « doublons » d'offre de soins : va-ton dans ce cadre conserver deux maternités : à Sedan et à Charleville ? Rien n'est moins sûr alors même qu'on vient de réinvestir dans un pôle mère enfant à Sedan et de restructure la maternité de Charleville (dont le nombre d'accouchements auraient baissé cette année...)

Notre collectif doit se renforcer afin de créer un rapport de force favorable et contraindre à un dialogue réel - - avec les usagers qui financent ce fonctionnement par leurs impôts,

- les personnels qui offrent leur force de travail et leurs services au quotidien

- et, les élus qui accompagnent dans le but d'une cohérence territoriale nécessaire due à leur électeurs.

Nous mettons à la discussion la nécessité de regrouper au sein du même collectif toutes les énergies dispensées dans les différentes unités du GCS : Fumay-Sedan-Charleville : l'union fait la force !

Le plan d’économies de 3 milliards d’euros qui va être mis en œuvre d’ici à 2017 par les ARS prévoit la suppression de 22 000 postes dans les hôpitaux de notre pays. Une nouvelle dégradation de l'offre de soins se profile à l'horizon.

Et la loi de santé qui vient d'être votée ne nous rassure pas sur l'avenir de notre système de santé.

L'exposé et le débat qui vont suivre nous éclaireront sur ce qui nous attend

Notre santé nous appartient : il faut agir ici et maintenant !

Rapport d'activité

Notre collectif a donc travaillé sur ces deux axes :

  • un travail d'information en direction de nos adhérents et du public sur les politiques de santé :

- distribution d'un tract d'information à l'hôpital de Charleville, de Sedan, au marché de la Ronde Couture, au marché de Charleville

- réunion publique le 14 mai à l'Hôtel de ville sur fond d'élections européennes, avec la participation de Yves Hellendorf, syndicaliste et membre du réseau européen contre la privatisation de la santé et de la protection sociale (une centaine de participants )

  • des courriers et des demandes d'audience concernant le fonctionnement au niveau local :

- un courrier à l'ARS en avril 2014 pour faire le point sur le plan régional de santé, les restructurations éventuelles des maternités, et la réalisation d'une communauté hospitalière de territoire mutualisant Fumay, Charleville-Mézières, Sedan et Nouzonville.

→ Pas de réponse

- une lettre ouverte au Préfet en date du 17 juin concernant la fermeture du centre de séjour pour personnes âgées Jacques Félix qui a gentiment transmis à l'Agence Régionale de Santé et nous a assurés le 1er juillet qu'il « ne manquerait pas de nous tenir informés de la suite réservée à notre demande ».

→ On attend toujours...

- une demande d'audience au directeur de l'hôpital...

→ restée sans suite

- une demande d'audience au maire de Charleville également Président du Conseil de surveillance qui, lui, nous a reçus ainsi que la co-présidente nouvellement nommée, Françoise Hannotin le 20 novembre. Un échange positif qui ne nous a néanmoins pas apporté de réponses précises à nos questionnements, eux-mêmes ne disposant pas d'informations spécifiques.

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 13:37

ou du parcours du combattant pour se faire opérer de la cataracte.

Se faire opérer de la cataracte quand on a du mal à se déplacer relève de la gageure ! Consultations payantes avant (avancer les sous, merci !), consultation dès le lendemain.
Encore faut il accéder ! Pas de dépose minute (l'espace devant le nouveau hall d'entrée s'est vu munir de barrières pour le réserver au personnel). Surtout il ne faut pas être seul accompagnateur, car il faut pouvoir aller chercher une chaise roulante, la reporter, faire avec les centaines de mètres séparant la sortie de l'hôpital de l'endroit où l'on a enfin trouver une place, et évidemment, quand c'est pour accompagner quelqu'un qui sort d'une intervention chirurgicale, ne pas la laisser seule, et la "promenade" en fauteuil sous la pluie particulièrement confortable quand on sort d'une opération, n'en doutons pas !
Sur cette question du stationnement, un adhérent du collectif a interpellé le président du conseil de surveillance : plus de trois mois pour avoir une réponse comme quoi il demandait aux services techniques de la ville d'étudier la question dans le cadre global du stationnement dans le quartier !
Sauf que les difficultés d'un plan global de stationnement dans le quartier sont réelles, anciennes et ne peuvent se régler rapidement en dehors de la rénovation du quartier.
Mais des solutions peuvent et doivent être trouvées en interne au domaine de hôpital pour pouvoir déposer ou reprendre une personne venant en consultation ou en hospitalisation, ou d'ailleurs simplement visiter un malade. Sauf que sans doute, cela nécessiterait un peu de personnel, comme la possibilité de recours à un brancardier pour accueillir à un dépose minute et un gardien pour s'assurer que le dépose minute n'est pas un parking !
Quant au surcoût de la chirurgie ambulatoire pour les malades et la sécu, il est passé sous silence ! L'hôpital touche autant de la sécurité sociale que ce soit en ambulatoire ou en hospitalisation complète (quand ce n'est pas plus pour certains actes, histoire de pousser au développement de l'ambulatoire à tout prix) mais le patient paie des consultations en plus quand c'est en ambulatoire, voir des médicaments ! On comprend mieux ainsi comment la pression est mise sur les malades pour se faire opérer en ambulatoire, même quand, pour des raisons de confort bien compréhensibles, ils ne le souhaitent pas ! Et quand c'est dans le groupement de coopération sanitaire privé (comme pour une cataracte), pas de tiers payant pour les soins avant ou après !

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 17:58
AG du collectif le 21 avril 2015

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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 16:31

Nous avons déjà perdu les 2/3 des maternités en France, et près d’une dizaine de départements n'ont plus qu'une seule maternité.
La fermeture des maternités a conduit à la limitation de l’accès à l’IVG qui leur était lié, sans compter la disparition de plus d’une centaine de centres dédiés.
Des femmes accouchent sur les routes, dans les ambulances, les camions de pompier, les urgences quand elles existent encore...
L'éloignement accru accentue les coûts, les drames psychologiques, les pertes de chance. En multipliant les transferts des patientes et de leurs ami-e-s ; cet éloignement contribue également aux dégâts écologiques.
Et aujourd’hui, une nouvelle liste de fermetures, qui plus est non limitative, est proposée par la Cour des comptes.
La casse va donc désespérément s'accentuer !
Or la politique désastreuse menée depuis près de 30 ans qui s’est traduite avant tout par la fermeture en masse des maternités, n'a eu aucun effet, au contraire, sur la mortalité infantile et maternelle.
Nous régressons en ce domaine, donc l'intelligence exigerait qu'on fasse une autre politique, et qu'on sache s'inspirer des rares documents scientifiques sur ce problème.
Qui cite aujourd'hui le rapport auquel a participé E. Combier (1) qui montre sans l'ombre d'un doute le lien entre éloignement et surmortalité ? Voila un élément que l’on aimerait voir avancer.
De soi-disant experts remettent en avant l'insécurité, les problèmes financiers, le manque de personnels... pour justifier les fermetures supplémentaires à venir. On nous ressort le quota sans aucun fondement des 300 accouchements, comme si le nombre d'accouchements était une garantie en soi. Même les pouvoirs publics n'en tiennent pas compte, la preuve, on a fermé des structures qui faisaient 800, 1500, 2000 naissances par an et plus.
Pire, en supprimant des maternités, on concentre les accouchements dans des "maternités usines" de plus en plus éloignées, inhumaines et stressantes. On remet en question la gradation des soins et l’organisation en réseau de périnatalité prévue en fonction de l’état de santé de la mère et de l’enfant (maternités de niveau 1, 2 et 3).
TOUTES LES MATERNITÉS DE PROXIMITÉ SONT INDISPENSABLES.
TOUS LES CENTRES IVG DOIVENT ÊTRE MAINTENUS.
IL FAUT ROUVRIR LES STRUCTURES NÉCESSAIRES !
LA SÉCURITÉ, l'ÉGALITÉ, l'AMÉNAGEMENT ÉQUILIBRÉ DU TERRITOIRE SONT PLUS QUE JAMAIS INDISPENSABLES AINSI QUE LA PRÉSERVATION DE LA DIMENSION HUMAINE DU SOIN.
Des pouvoirs publics responsables doivent partir des besoins des personnes et des territoires, pas de considérations comptables, administratives et budgétaires.
Un gouvernement doit avec les structures en difficultés ou fragiles (et ce n'est pas une question de taille), les aider et les renforcer, et non pas utiliser n'importe quelle argutie pour justifier de leurs restructurations/destructions... Il faut fournir les moyens humains, matériels, financiers et en particulier affecter les personnels là où c’est nécessaire. C'est une question de volonté et de courage politique, pas autre chose.
Nous opposons à la logique de rentabilité celle du droit à l’accès aux soins et au droit à la santé pour tou-te-s. Cela passe par la défense et l’amélioration de tous les services publics de
proximité et par une autre politique de santé.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 16:03

La délégation du collectif de défense de l'hôpital composée de Claudette Moraine, de Franck Tuot, d'Isabelle Lajili et de Anne du Souich a été reçue par le maire de Charleville-Mézières et par l'adjointe chargée de la solidarité, Françoise Hannotin, récemment élue vice présidente du Conseil de surveillance le 20 novembre 2014.
C'est précisément ce jour-là que Boris Ravignon avait été convié au Conseil de surveillance et il avait donc des réponses à apporter à nos questions.
Il nous a dit regretter le passage du Conseil d'Administration à un Conseil de surveillance dont le rôle est bien moins important.
À la question du choix d'un GCS privé, « on » lui a dit qu'il n'y avait pas de possibilité de revenir à un GCS public. Franck Tuot, textes à l'appui, lui a rétorqué que ces textes donnaient la possibilité de revenir à un GCS public en faisant un avenant.

Sur la question du déficit :
Boris Ravignon a répondu à nos questions à partir des informations qu'il avait reçues le matin même :
depuis deux ans les comptes de l'hôpital sont revenus à l'équilibre
l'année 2012 était excédentaire de 2 à 3 millions
l'année 2013 d'environ 1 million
pour 2014 les comptes devraient être équilibrés.
Claudette Moraine fait remarquer que ce retour à l'équilibre s'est fait au détriment des usagers et des personnels : de nombreux lits supprimés, des services fermés les week-ends et la suppression d'environ 300 emplois, estimation confirmée par Boris Ravignon.

Question « Comment sont financés les investissements des trois années à venir ? »
L'hôpital est capable de s'autofinancer, les emprunts en cours datent des travaux et continuent d'être remboursés.
Quelles sources d'autofinancement ?
Deux sources : réduction d'effectifs et révision des encodages des actes. Jusqu'ici ces encodages n'étaient pas corrects et ont généré la perte d'environ 1 million de sommes non perçues.


Sur la question des restructurations :
Les membres du Conseil de surveillance ont reçu le détail des activités par service et par pôle.
Boris Ravignon confirme que le plateau technique du service de chirurgie est public.
Face à nos interrogations sur l'avenir de la maternité, Madame Hannotin nous affirme que la maternité de l'hôpital Manchester ne disparaîtra pas car elle dispose d'un service de réanimation, d'un service de néonatalogie et d'un centre de transfusion sanguine.

Le CSPA Jacques Félix fermera définitivement le 15 décembre prochain. Nous avons fait part de l'inquiétude des personnels qui ne connaissaient toujours pas leur nouvelle affectation. Boris Ravignon nous a informés du départ des courriers d'affectation le matin même. Les retards pris dans ces opérations de transfert sont dus aux travaux du Centre de Warcq (géré par l'hôpital) qui doit accueillir résidents et personnels.
Il existe un projet d'EHPAD sur Corvisart et Boris Ravignon demande à ce que ce projet soit du domaine public.

Boris Ravignon nous a ensuite parlé du problème des soins transfrontaliers.
S'il comprend que dans des cas d'urgence, les patients puissent être orientés vers la Belgique, il ne trouve pas normal que l'hôpital de Dinant programme des interventions chirurgicales pour des opérations qui pourraient se faire à Charleville-Mézières (prothèse de hanche, épaule, ...) . La sécurité sociale finance ainsi les médecins et les hôpitaux belges engendrant un manque à gagner évalué à environ 5 millions d'euros pour l'hôpital de Manchester.

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 21:17

Voici le courrier :

Monsieur le Préfet,
Nous avons appris par la presse que le Centre de Séjour pour personnes âgées Jacques Félix devrait fermer ses portes à la fin de l'année.
Depuis cet article, nous sommes interpellés par de nombreuses familles de résidents à ce sujet, mais aussi par les personnels : la décision de fermeture est-elle officielle ?
À quelle date ?
Les résidents vont-ils conserver le même personnel ?
Les prix des hébergements vont-ils rester les mêmes ?
Les résidents vont-ils partir tous en même temps ?
Où seront-ils répartis ?...
Leurs inquiétudes sont grandes  et notamment parce que leurs aînés sont généralement en situation de grande dépendance et très sensibles aux changements d'environnement, mais aussi parce que les tarifs d'hébergement deviennent insupportables pour bien des familles.
Notre Collectif qui regroupe usagers, personnels et élus est très attaché au maintien du service public de proximité.
S'il est évidemment salutaire de procéder à la modernisation de locaux pour un meilleur fonctionnement, cela ne peut s'effectuer sans un travail d'informations précises en amont envers toutes les parties concernées et ne peut se faire simplement par annonce de presse alors que les décisions sont, semble-t-il, déjà prises !
Mais s'agit-il de cela ?
Ou n'y a-t-il derrière ces décisions la seule volonté de réduire encore et encore les « dépenses » au moment même où l'offre supplémentaire est devenue nécessaire pour satisfaire les demandes croissantes d'hébergement des personnes en grande dépendance ?
Va-t-on favoriser l'implantation d'organismes privés cotés en bourse au détriment du service public fondé sur l'idée de Solidarité dans un département particulièrement sinistré et précaire ?
Nous sollicitons donc un rendez-vous avec vous, rapidement si cela vous est possible, afin d'obtenir des précisions concernant cette restructuration et les perspectives à plus long terme en matière d'hébergement des personnes âgées.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de notre profond respect
Fait à Charleville-Mézières, le 17/06/2014
Pour le Collectif,
Claudette MORAINE, Présidente

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 19:52

chanceDébat public
mercredi 14 mai 2014 à 18 h
Hôtel de ville de Mézières
avec la participation d'Yves Hellendorf
Membre du réseau européen
contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale
Syndicaliste de la santé en Belgique

 

Mélange public privé à l'hôpital accompagné d'une baisse de qualité de l'accueil dont les Ardennais se plaignent de plus en plus, accompagné d'un malaise des personnels, le tout entouré d'une profonde opacité : le collectif de défense de l'hôpital veut en savoir plus sur l'avenir !
Car le plan régional de santé prévoit la collaboration entre les maternités de Charleville-Mézières et de Sedan. Que signifie dans ce cadre la fermeture d'un des étages de la maternité à l'hôpital Manchester ?
Car le plan régional de santé évoque une seule autorisation de chirurgie à Charleville-Mézières : quel est l'avenir de la chirurgie publique ?


Le Collectif de défense de l'hôpital a écrit au directeur de l'Agence Régionale de Santé
Le collectif de défense de l'hôpital s'est aussi rapproché du “Réseau Européen contre la privatisation et la commercialisation de la santé et de la protection sociale”.
Celui-ci mène un combat contre le démantèlement des systèmes de santé et de protection sociale et ses conséquences pour les populations. Il regroupe des associations, des syndicats, des partis politiques et des plateformes sociales.
A quelques jours des élections européennes, il nous a semblé utile d'organiser un débat sur ce sujet.

Voilà le texte du courrier adressé au directeur de l'ARS :

 


Monsieur le Directeur Général,
Si je me permets de vous envoyer ce courrier, aujourd'hui, c'est parce que notre Collectif se pose un certain nombre de questions qui mérite réponses de votre part :
Tout d'abord, concernant la mise en œuvre du Plan Régional de Santé,
à propos de la chirurgie,
il est écrit à la page 301 du SROS  « Une opération de cession de l’opérateur privé à Charleville-Mézières sera susceptible d’aboutir à la suppression d’une implantation sur cette agglomération »
Ce paragraphe nous inquiète fortement : cela signifie-t-il que la tendance serait à terme de ne conserver qu'une unité de chirurgie dans le privé avec la fermeture de la chirurgie publique ?
À propos des maternités,
Le pôle mère enfant de Sedan est maintenant achevé. Dans le même temps, des travaux de « modernisation » de la maternité de Charleville ont eu lieu, sans aucune information préalable aux instances statutaires de l'hôpital conformément aux textes régissant les structures hospitalières.
Pourquoi ?
Plus inquiétante encore est la manière dont a été revue la structuration de la maternité-gynécologie : le service est passé de 2 à 1 étage, réduisant ainsi le nombre de lits, avec la cohabitation, assez insupportable de femmes venues accoucher et de leurs bébés et de femmes venant subir une intervention volontaire de grossesse.
Cela signifierait-t-il que cette restructuration est une étape vers le transfert de la maternité de Charleville-Mézières vers Sedan ? Ce qui multiplierait encore les déplacements sur les routes du département avec les frais annexes et pour la Sécurité Sociale et pour les familles. Sans parler des questions de désertification des zones rurales du Sud Ardennes déjà bien touchées par la disparition des services publics...
Sur le projet de communauté hospitalière de territoire mutualisant Fumay, Charleville-Mézières, Sedan et Nouzonville.
Cette communauté est-elle constituée ? Comment y est prévue la représentation des usagers, des élus, des personnels ? Nous regrettons l'absence d'information sur ce point de mise en œuvre du programme régional de santé.
Concernant le Groupement de Coopération Sanitaire de Charleville-Mézières
Nous avons enfin eu vent qu'Orpéa se retirerait du groupement.
Pouvez-vous nous confirmer cette information ?  Ce qui ne serait pas sans nous inquiéter : sa participation n'aurait-elle alors été qu'un tremplin pour faciliter les autorisations nécessaires à l'implantation carolo-macérienne de ce groupe coté en Bourse et tourné vers le profit de leurs actionnaires, en  faisant monter au passage de manière très significative les tarifs pour les usagers !
Comptant sur des réponses de votre part à tous ces questionnements, veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, l'expression de mes salutations distinguées.

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Published by Collectif de défense de l'hôpital Manchester
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