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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 16:03

La délégation du collectif de défense de l'hôpital composée de Claudette Moraine, de Franck Tuot, d'Isabelle Lajili et de Anne du Souich a été reçue par le maire de Charleville-Mézières et par l'adjointe chargée de la solidarité, Françoise Hannotin, récemment élue vice présidente du Conseil de surveillance le 20 novembre 2014.
C'est précisément ce jour-là que Boris Ravignon avait été convié au Conseil de surveillance et il avait donc des réponses à apporter à nos questions.
Il nous a dit regretter le passage du Conseil d'Administration à un Conseil de surveillance dont le rôle est bien moins important.
À la question du choix d'un GCS privé, « on » lui a dit qu'il n'y avait pas de possibilité de revenir à un GCS public. Franck Tuot, textes à l'appui, lui a rétorqué que ces textes donnaient la possibilité de revenir à un GCS public en faisant un avenant.

Sur la question du déficit :
Boris Ravignon a répondu à nos questions à partir des informations qu'il avait reçues le matin même :
depuis deux ans les comptes de l'hôpital sont revenus à l'équilibre
l'année 2012 était excédentaire de 2 à 3 millions
l'année 2013 d'environ 1 million
pour 2014 les comptes devraient être équilibrés.
Claudette Moraine fait remarquer que ce retour à l'équilibre s'est fait au détriment des usagers et des personnels : de nombreux lits supprimés, des services fermés les week-ends et la suppression d'environ 300 emplois, estimation confirmée par Boris Ravignon.

Question « Comment sont financés les investissements des trois années à venir ? »
L'hôpital est capable de s'autofinancer, les emprunts en cours datent des travaux et continuent d'être remboursés.
Quelles sources d'autofinancement ?
Deux sources : réduction d'effectifs et révision des encodages des actes. Jusqu'ici ces encodages n'étaient pas corrects et ont généré la perte d'environ 1 million de sommes non perçues.


Sur la question des restructurations :
Les membres du Conseil de surveillance ont reçu le détail des activités par service et par pôle.
Boris Ravignon confirme que le plateau technique du service de chirurgie est public.
Face à nos interrogations sur l'avenir de la maternité, Madame Hannotin nous affirme que la maternité de l'hôpital Manchester ne disparaîtra pas car elle dispose d'un service de réanimation, d'un service de néonatalogie et d'un centre de transfusion sanguine.

Le CSPA Jacques Félix fermera définitivement le 15 décembre prochain. Nous avons fait part de l'inquiétude des personnels qui ne connaissaient toujours pas leur nouvelle affectation. Boris Ravignon nous a informés du départ des courriers d'affectation le matin même. Les retards pris dans ces opérations de transfert sont dus aux travaux du Centre de Warcq (géré par l'hôpital) qui doit accueillir résidents et personnels.
Il existe un projet d'EHPAD sur Corvisart et Boris Ravignon demande à ce que ce projet soit du domaine public.

Boris Ravignon nous a ensuite parlé du problème des soins transfrontaliers.
S'il comprend que dans des cas d'urgence, les patients puissent être orientés vers la Belgique, il ne trouve pas normal que l'hôpital de Dinant programme des interventions chirurgicales pour des opérations qui pourraient se faire à Charleville-Mézières (prothèse de hanche, épaule, ...) . La sécurité sociale finance ainsi les médecins et les hôpitaux belges engendrant un manque à gagner évalué à environ 5 millions d'euros pour l'hôpital de Manchester.

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Published by Collectif de défense de l'hôpital Manchester
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commentaires

Michèle Leflon 11/12/2014 16:23

la position du maire, cohérente d'ailleurs avec le président UMP de la communauté de communes Ardennes Rives de Meuse, c'est la finance avant l'humain ! Il me semble que le point de départ de la
réflexion doit être uniquement comment on répond le mieux aux besoins de soins de la population de le Pointe des Ardennes. Or ce que prone Ravignon, c'est la
marchandisation des soins à travers la mise en concurrence des
établissements de santé et un chauvinisme démontrant bien à quel point
la construction européenne actuelle est celle de la finance et pas
celle de la solidarité entre les peuples ! C'est un non sens pour
satisfaire les besoins de la population que de ne pas voir que des
établissements belges sont plus proches de Givet que l'hôpital de
Charleville, sans parler de Reims pour certaines spécialités. C'est la
finance avant l'humain !